L’affaire Terrasson

Antoine Perraud – La Barbarie Journalistique

février 21, 2008 · Un commentaire

 « A chaque fois, les journalistes usent du terme « affaire », qui évoque autant un dossier judiciaire que le commerce qui s’ensuit : « Les affaires sont les affaires . » A cette légèreté lexicale s’ajoutent souvent une impéritie professionnelle et une défection déontologique, comme si le frémissement des ventes devait tout balayer, comme si l’effet de meute valait conclave, comme si le journaliste ne tenait plus qu’à un fil conducteur en forme de Zola dévoyé : j’accuse donc je suis ! »

Antoine Perraud – La Barbarie Journalistique

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1 réponse jusqu'à présent ↓

  • Clement // décembre 27, 2008 à 2:47 | Répondre

    J’ajoute à votre dossier cet article de Sud-Ouest datant de ce 27 décembre 2008 : “Vieillissement de la population oblige, les enquêtes judiciaires ouvertes pour abus de faiblesse augmentent. Et lorsque des sommes importantes sont en jeu, elles sont fortement médiatisées, à l’image de deux procédures toujours en cours en Gironde. L’affaire Lily Lacoste, l’héritière de Petrus, encalminée au tribunal de grande instance de Libourne depuis six ans, et l’affaire Terrasson, à l’instruction depuis deux ans à Bordeaux. Ce dernier dossier fait aujourd’hui l’objet d’une féroce bataille entre magistrats instructeurs et avocats des personnalités soupçonnées. Celles-ci viennent d’obtenir que la totalité des écoutes téléphoniques soit versée au dossier, la police judiciaire n’ayant initialement retranscrit que les conversations défavorables aux mis en examen.
    L’abus de faiblesse reste un délit difficile à démontrer. Des procédures parties sur les chapeaux de roues tombent ou se terminent par des condamnations minimes. Le plus souvent, les plaintes émanent de membres de la famille avec lesquels la présumée victime est en froid. Celle-ci a d’ailleurs pris soin de léguer des biens devant notaire pour que les cessions ne puissent pas être remises en cause. La difficulté peut provenir du fait qu’au moment où l’affaire éclate, la personne censée avoir été spoliée ne jouit plus de toutes ses facultés et ne peut donc confirmer sa volonté de l’époque. À moins qu’elle ne se refuse, comme Liliane Bettencourt, à toute expertise psychiatrique, ce qui est son droit le plus absolu. Difficile, dans ces conditions, de prouver que les actes contestés ont eu lieu au moment où le donateur était victime d’un affaiblissement physique ou psychique
    .”

    Voilà qui ne manque pas de sel de la part de Sud Ouest. Richard dénoncerait-il une procédure “partie sur les chapeaux de roues” ? C’est presque comique de la part de ce grand journal de PQ(R).
    Bonne année et vous et merci de continuer ce remarquable blog tout au long de 2009.

    Réponse : Effectivement. Je note toutefois que dans cet article, Sud-Ouest continue d’entretenir la confusion: ce n’est évidemment pas parce que des sommes importantes sont en jeu que l’affaire Terrasson a été autant médiatisée, mais en raison de la proximité des personnes mises en examen avec Alain Juppé. Personne n’est dupe !

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