Le 26 janvier 2007 Jean-François Lhérété, Martine Moulin-Boudard et François-Xavier Bordeaux ainsi que la voyante Nicole Dumont sont mis en examen pour “vols et abus de faiblesse en réunion avec circonstances aggravantes sur une personne particulièrement vulnérable”, ou “complicités de vols et abus de faiblesse”, “abus de confiance au préjudice d’une personne particulièrement vulnérable”, et “association de malfaiteurs”.Le procureur de la République, Bertrand de Loze de Plaisance, requiert la mise en détention de la voyante et des trois notables, selon Sud-Ouest : « il a certes «déploré la publicité hâtive donnée à cette affaire», puis a «rappelé qu’il est prématuré d’émettre un avis sur la culpabilité éventuelle des personnes mises en cause», mais quand même étalé sur la table les premiers éléments de l’enquête, après perquisitions et gardes à vue : «Au vu des résultats obtenus qui confirment et élargissent les suspicions, il apparaît qu’à la faveur d’une détérioration caractérisée de l’état de santé de madame Terrasson, son important patrimoine a été l’objet d’opérations concertées tendant à son appropriation par des tiers.» François-Xavier Bordeaux et Nicole Dumont sont aussitôt placés en détention provisoire.
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La garde à vue et les mises en examen
février 21, 2008 · Laisser un commentaire
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Le banquier des pauvres: François-Xavier BORDEAUX
février 21, 2008 · Laisser un commentaire
L’Express du 01/02/2007 : « Parmi elles, une personnalité de premier plan: François-Xavier Bordeaux, «FXB» pour les Bordelais. Cet homme de 58 ans, banquier de profession, est connu pour ses prises de position courageuses. Dans les années 1980, il a osé affronter le tout-puissant président du club de football local, les Girondins de Bordeaux, le sulfureux Claude Bez, pourtant soutenu par le maire de l’époque, Jacques Chaban-Delmas. Il lui est resté de ce combat une image de chevalier blanc, une réputation d’honnête homme, récemment confortées par son action en faveur de la mise en place d’une caisse destinée à aider à ceux qui ne peuvent obtenir de crédit. Le maire actuel, Alain Juppé, lui a même confié la création d’une sorte de laboratoire social dans la ville. Les policiers s’intéressent en fait à une autre facette des activités de «FXB». Depuis le printemps 2006, celui-ci ne cesse en effet de s’élever contre le système des tutelles, dont il dénonce le dysfonctionnement. Un nouveau combat qui, dit-il, lui a été inspiré par la détresse de Mme Terrasson, laissée à l’abandon, sans moyens financiers, alors qu’elle dispose de biens importants. A l’entendre, cette situation lui a été signalée par la confidente et amie de la vieille dame, Nicole Dumont. Et c’est ainsi qu’entre en scène un autre personnage de cette histoire: la voyante. »
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Les enquêteurs
février 21, 2008 · Laisser un commentaire
Ils sont tenus au secret de l’enquête et de l’instruction : article 11 du nouveau code de procédure pénale. « Sauf dans le cas où la loi en dispose autrement et sans préjudice des droits de la défense, la procédure au cours de l’enquête et de l’instruction est secrète.Toute personne qui concourt à cette procédure est tenue au secret professionnel dans les conditions et sous les peines des articles 226-13 et 226-14 du Code pénal. » Or les prévenus ont tous été surpris de constater que, au cours des 48 heures de leur garde à vue, le téléphone sonnait toutes les demi-heures : les journaux appelaient régulièrement afin d’être tenus informés des éventuelles révélations faites par les « notables », tantôt interrogés par les enquêteurs, tantôt s’accordant un peu de repos sur les bas-flans des locaux de la DIPJ. Le nombre d’enquêteurs mobilisés sur cette affaire est particulièrement important : François-Xavier BORDEAUX parle d’une quinzaine de policiers et évoque des moyens habituellement affectés à la lutte contre le grand banditisme. 3.622 communications téléphoniques vont être interceptées entre novembre 2006 et janvier 2007, et de nombreuses filatures seront conduites. Pourquoi une telle mobilisation autour de ce qui n’est pas encore l’affaire Terrasson ?
On citera la Gazette du Pays du 22 février 2007 : « La tension est extrême entre la garde rapprochée d’Alain Juppé et le Directeur Départemental de la Sécurité Publique , M. Albert Doutre, qui devait pourtant sa nomination à Bordeaux en mars 2005 aux excellentes relations d’Hugues Martin avec le Ministre de l’Intérieur de l’époque, M. de Villepin. » Le Directeur Départemental de la Sécurité Publique qui supervise les forces de police à Bordeaux, Albert Doutre, a obtenu en effet sa promotion le 22 mars 2005, à l’époque où Dominique de Villepin, futur premier ministre encore présidentiable, est ministre de l’Intérieur. Cela l’incite-t’il à faire du zèle à l’été 2006, en pleine affaire Clearstream, pour rentrer en grâce auprès du nouvel occupant de la place Beauvau ?
Sur le zèle particulier qu’a démontré à maintes reprises M. Albert Doutre, on relèvera cette confidence faite à Sud-Ouest, en juin 2009, du représentant du syndicat UNSA-Police : C’est ce qu’explique Philippe Rolland, secrétaire départemental : « Ce sentiment provient avant tout de la volonté politique nationale, avec des instructions qui vont dans le sens d’une culture du résultat. Nous sommes par ailleurs dans un contexte qui rend le maintien de l’ordre de plus en plus difficile. Les conditions de travail se dégradent, et les policiers ont de plus en plus de mal à rester sereins. » Il reconnaît néanmoins l’expression particulièrement forte de cette politique à Bordeaux : « Il est vrai qu’à Bordeaux, nous avons un directeur qui prend les instructions particulièrement au sérieux. Il applique tout à la lettre. Il est très ferme avec tout le monde, y compris avec les collègues policiers. »
Voir ici les derniers exploits médiatisés du DDSP.
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