L’affaire Terrasson

Articles étiquettés ‘mairie’

Le Directeur des Affaires Culturelles: Jean-François Lhérété

février 21, 2008 · 4 commentaires

jflh3.jpg Enarque, agrégé d’histoire, magistrat à la cour des comptes, ancien directeur du Crédit Lyonnais à Bordeaux, il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont « La France en Recomposition ». Au moment où l’affaire éclate, il travaille sur le dossier de candidature de la Ville de Bordeaux au patrimoine mondial de l’Unesco, ce qui amènera Sud-Ouest à s’interroger sur les répercussions éventuellement néfastes de l’affaire Terrasson sur les chances de la ville. Les policiers de la DIPJ viendront l’interpeller à la Mairie de Bordeaux, le 22 janvier, pour sa mise garde à vue. La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Bordeaux décide de le placer sous mandat de dépôt le 6 février 2007. Il sera remis en liberté le 15 mai 2007.

Catégories : Uncategorized
Tagué : , , , ,

Le banquier des pauvres: François-Xavier BORDEAUX

février 21, 2008 · Laisser un commentaire

fxbjpeg.jpg L’Express du 01/02/2007 :  « Parmi elles, une personnalité de premier plan: François-Xavier Bordeaux, «FXB» pour les Bordelais. Cet homme de 58 ans, banquier de profession, est connu pour ses prises de position courageuses. Dans les années 1980, il a osé affronter le tout-puissant président du club de football local, les Girondins de Bordeaux, le sulfureux Claude Bez, pourtant soutenu par le maire de l’époque, Jacques Chaban-Delmas. Il lui est resté de ce combat une image de chevalier blanc, une réputation d’honnête homme, récemment confortées par son action en faveur de la mise en place d’une caisse destinée à aider à ceux qui ne peuvent obtenir de crédit. Le maire actuel, Alain Juppé, lui a même confié la création d’une sorte de laboratoire social dans la ville. Les policiers s’intéressent en fait à une autre facette des activités de «FXB». Depuis le printemps 2006, celui-ci ne cesse en effet de s’élever contre le système des tutelles, dont il dénonce le dysfonctionnement. Un nouveau combat qui, dit-il, lui a été inspiré par la détresse de Mme Terrasson, laissée à l’abandon, sans moyens financiers, alors qu’elle dispose de biens importants. A l’entendre, cette situation lui a été signalée par la confidente et amie de la vieille dame, Nicole Dumont. Et c’est ainsi qu’entre en scène un autre personnage de cette histoire: la voyante. »

Catégories : Uncategorized
Tagué : , , , , , ,

L’avocate Martine Moulin-Boudard

février 21, 2008 · Laisser un commentaire

mmb.jpg Elle est l’avocate de Jeanine Terrasson. Ce n’est pourtant pas cette qualité qui intéresse les médias, qui voient d’abord en elle l’adjointe au Maire d’Alain Juppé. Son rôle principal dans le dossier, et qui lui a attiré l’ire de la justice, est d’avoir obtenu en juin 2006 la levée de la tutelle que Jeanine Terrasson s’était vue imposer à la demande de ses neveux, au profit d’une curatelle renforcée. Un mois plus tard, le tuteur évincé déposait plainte contre X pour “vol et abus de faiblesse”, plainte qui allait mettre en branle la machine judiciaire. Conseillère Municipale de la Ville de Bordeaux depuis 1977, elle est en charge, au moment où l’affaire Terrasson éclate, de la candidature de Bordeaux au classement au patrimoine mondial de l’UNESCO, dossier qui l’accapare depuis plusieurs mois.

Le 29 janvier 2007, alors qu’elle sort profondément choquée et atterrée de 48 heures de garde à vue, plus d’une dizaine d’heures au cours desquelles elle a bataillé avec ses avocats devant le juge des libertés pour échapper à l’infamie d’une mise sous écrou requise par le parquet [Marion Guillot, pour 20 Minutes, ira jusqu'à écrire que : "selon nos informations, Martine Moulin-Boudard aurait évité l'incarcération en s'engageant à démissionner de ses fonctions d'avocate et d'élue." assertion parfaitement inepte reflétant assez fidèlement le niveau des étudiants formés aujourd'hui par les IUT de journalisme], et tandis qu’elle prend peu à peu conscience de la catastrophe qui vient de s’abattre sur elle, Mme Moulin-Boudard renonce à se rendre à la séance du Conseil Municipal qui se tient ce jour là.

Au Palais Rohan, une foule de curieux, ameutés par les articles de Sud-Ouest parus la semaine précédente, se pressent dans les travées de la salle du conseil réservées au public, jouant du coude pour avoir la meilleure place au Barnum. Les médias sont évidemment également au rendez-vous. La déception est donc énorme lorsqu’on constate que le fauteuil de l’élue en charge de la valorisation du patrimoine, à l’extrêmité de la tribune réservée au Maire et à ses adjoints, est vide. Le spectacle annoncé d’une femme agonie d’opprobres par la férocité d’une presse avide de mettre en pièces son honneur et sa réputation, n’aura pas lieu. La populace aura tout de même droit à un interlude récréatif animé par l’élu de service du front national, intitulé « la-mairie-de-Bordeaux-annexe-de-la-salle-des-pas-perdus-du-palais-de-justice », sur l’air bien connu du « tous pourris » qui est le fonds de commerce depuis plus de soixante dix ans de cette droite xénophobe et anti-républicaine.

Dignement, Alain Juppé, après une suspension de séance au cours de laquelle il s’assure que la démarche de l’élu lepéniste reste isolée, fait la lecture de l’article 11 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme :”Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées”.

Enfin, le silence du Barreau de Bordeaux est assourdissant.

Catégories : avocate
Tagué : , , ,